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Si vous lisez cet article, ce n’est sûrement pas un hasard et vous allez peut-être vous reconnaître dans cette situation… Vous vous levez, vous enchaînez les tâches, vous répondez aux messages, vous anticipez les besoins des autres, vous avancez dans votre journée… et pourtant, quelque chose semble s’être éteint en chemin.

Vous continuez à fonctionner, parfois même très efficacement. De l’extérieur, rien ne laisse forcément penser que vous êtes en difficulté. Mais intérieurement, vous avez peut-être le sentiment de tenir plutôt que de vivre, de passer d’une obligation à l’autre sans réellement reprendre votre souffle.

C’est souvent ce que l’on décrit, dans le langage courant, comme le mode survie. Il ne s’agit pas d’un diagnostic médical, mais d’une expression qui traduit bien cette sensation de fonctionner en permanence dans l’urgence. Cela inclut peu d’espace mental disponible pour autre chose que ce qu’il faut gérer ici et maintenant.

Et le plus difficile, c’est que l’on peut rester longtemps dans ce fonctionnement sans réellement s’en apercevoir. Parce que l’on avance, que l’on continue à faire ce qui est attendu et que l’on s’est habituée à la fatigue.

Alors, comment savoir si vous fonctionnez aujourd’hui en pilote automatique ? Et surtout, comment commencer à retrouver davantage d’espace, d’énergie et de choix dans votre quotidien ?

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Être en mode survie, ce n’est pas forcément “ne plus rien réussir à faire”

Lorsque l’on imagine une personne épuisée, on imagine quelqu’un qui ne parvient plus à travailler, à sortir de chez elle ou à assumer son quotidien. Pourtant, la réalité peut être beaucoup plus discrète.

Vous pouvez être fatiguée et continuer à assurer vos réunions. Vous pouvez vous sentir dépassée tout en pensant aux courses, aux rendez-vous, aux anniversaires, aux obligations familiales et aux dossiers professionnels. Vous pouvez même être celle sur qui tout le monde peut compter.

C’est précisément ce qui rend le mode survie parfois difficile à identifier. Vous restez fonctionnelle, mais une grande partie de votre énergie est consacrée à maintenir le quotidien à flot.

Peu à peu, vous ne vous demandez plus vraiment ce dont vous avez envie : vous vous demandez surtout ce qu’il reste à faire. La différence est importante, car être capable de continuer ne signifie pas nécessairement que le rythme que vous tenez est bon pour vous.

Le pilote automatique s’installe souvent progressivement

On ne se réveille généralement pas un matin en se disant : “Aujourd’hui, je passe en mode survie”. Ce fonctionnement se met plutôt en place après une période où il a fallu s’adapter beaucoup et vite. Par exemple, avec une charge de travail importante, un changement professionnel, des difficultés familiales, un deuil, une séparation, des problèmes relationnels ou simplement une accumulation de petites contraintes peuvent progressivement prendre toute la place.

Face à une période compliquée, notre cerveau cherche naturellement à mobiliser ce qui nous permet de faire face et de continuer. C’est pourquoi, au départ, vous vous adaptez. Mais lorsqu’une situation temporaire devient un mode de fonctionnement durable, les choses peuvent se compliquer. Vous restez dans une logique de réponse immédiate : gérer, anticiper, régler, continuer.

Autrement dit, votre attention est constamment tournée vers ce qui doit être traité. Il reste alors peu de place pour la curiosité, la projection, le plaisir ou simplement la possibilité de vous demander : “Comment est-ce que je vais, moi, dans tout ça ?”

Vous pensez à tout, tout le temps

L’un des premiers signes peut être cette impression que votre cerveau ne s’arrête jamais. Par exemple :

  • Vous terminez une tâche et vous pensez déjà à la suivante.
  • Vous êtes en train de travailler et vous vous souvenez qu’il faut prendre un rendez-vous.
  • Vous vous couchez et votre esprit passe en revue tout ce que vous ne devez pas oublier le lendemain.
  • Votre journée est terminée, mais votre tête, elle, continue.

Cette activité mentale permanente est particulièrement présente lorsque la charge mentale devient importante. Devoir se souvenir des tâches, les anticiper, les organiser et vérifier qu’elles seront bien faites : tout cela fatigue également.

À force, les moments où rien ne vous est demandé peuvent même devenir inconfortables. Votre cerveau s’est tellement habitué à chercher la prochaine chose à gérer qu’il continue parfois à fonctionner ainsi même lorsque l’urgence est passée. Vous ne profitez donc pas nécessairement de la pause, mais vous l’utilisez pour penser à ce qui vient après.

Vous faites ce qu’il faut, mais vous ne savez plus vraiment ce dont vous avez envie

Une autre caractéristique du pilotage automatique ou du mode survie est la difficulté à identifier ses propres envies. Lorsque votre quotidien est guidé par les obligations, les responsabilités et les attentes extérieures, vous pouvez progressivement perdre le contact avec ce qui vous nourrit réellement.

Vous savez ce que vous devez faire demain matin, ce que vos collègues attendent de vous, les besoins de votre famille… Mais lorsqu’on vous demande ce que vous aimeriez faire, la réponse est parfois beaucoup moins évidente. Cela peut se traduire par une forme d’indifférence : “Comme tu veux”, “Ça m’est égal”, “Je ne sais pas”.

Ce n’est pas nécessairement parce que vous n’avez plus d’envies. Elles peuvent simplement être devenues moins accessibles, recouvertes par des semaines ou des mois passés à répondre d’abord à ce qui semblait prioritaire. Et lorsque l’on a longtemps fait passer ses propres besoins au second plan, les retrouver demande parfois un véritable temps de réapprentissage.

Même le repos ressemble parfois à une tâche à accomplir

Lorsque l’on fonctionne en mode survie, on sait souvent très bien que l’on est fatiguée. Mais paradoxalement, même le repos peut devenir une nouvelle injonction : “Ce week-end, il faut absolument que je récupère”.

Vous prévoyez alors de dormir, de faire du sport, de ranger, de voir quelqu’un, de prendre soin de vous et de préparer la semaine suivante. Finalement, votre temps libre devient lui aussi une succession de choses à réussir. Or se reposer ne signifie pas uniquement ne pas travailler. Il suppose aussi de pouvoir, à certains moments, cesser d’être en train d’anticiper ou de produire quelque chose.

C’est pourquoi un week-end ou quelques jours de vacances ne suffisent pas toujours à faire disparaître cette impression d’épuisement. Si vous retrouvez immédiatement le même rythme et les mêmes mécanismes en revenant, la sensation de récupération peut être très courte.

Il peut alors être intéressant de ne plus seulement se demander : “Comment puis-je mieux récupérer ?”, mais aussi : “Qu’est-ce qui m’oblige à avoir autant besoin de récupérer ?”

Vous avez perdu votre motivation… ou peut-être simplement votre énergie

Le manque de motivation est souvent l’un des premiers reproches que l’on se fait lorsque l’on fonctionne en pilote automatique. Vous aimeriez reprendre le sport, avancer sur un projet, revoir davantage vos proches ou simplement faire quelque chose qui vous plaît. Mais, au moment de passer à l’action, vous n’avez plus envie.

Et rapidement, la culpabilité arrive : “Je devrais me bouger”, “Je manque de volonté”, “Je ne suis plus motivée par rien”. Cependant, il faut parfois distinguer la motivation de l’énergie disponible. Vous pouvez avoir envie de faire quelque chose tout en n’ayant plus les ressources nécessaires pour le faire aujourd’hui.

Lorsque l’essentiel de votre énergie est déjà utilisé pour répondre aux obligations de la journée, ce qui est facultatif passe naturellement au second plan. C’est pourquoi chercher à vous imposer davantage de discipline n’est pas toujours la bonne réponse.

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Pourquoi est-il si difficile de sortir du mode survie ?

Parce que ce fonctionnement a souvent été utile. Si vous avez traversé une période compliquée, votre capacité à tenir, à vous adapter et à continuer vous a probablement permis de faire face à beaucoup de choses. Il serait donc injuste de regarder aujourd’hui ce comportement uniquement comme un problème.

La difficulté apparaît lorsque vous n’en avez plus autant besoin, mais que votre quotidien continue à fonctionner de la même manière. Cela se traduit par de l’anticipation, de la sur-vigilance, de la difficulté à déléguer et à ralentir, etc. Et petit à petit, vous repoussez le moment où vous pourrez enfin souffler.

Sortir du pilote automatique implique alors de faire quelque chose qui peut sembler contre-intuitif : ne plus chercher uniquement à mieux gérer ce que vous avez à faire, mais commencer à regarder ce que vous pourriez ne plus avoir à porter de la même manière.

Retrouver de l’espace avant de chercher à « repartir »

Lorsque vous êtes fatiguée, notre réflexe est souvent de vouloir retrouver rapidement notre ancienne énergie : on cherche une nouvelle routine, une méthode d’organisation, une activité sportive ou un objectif capable de nous redonner de l’élan. Pourtant, avant d’ajouter quelque chose, il peut être plus utile de créer de la place.

Cela peut commencer de manière très concrète, en repoussant un rendez-vous qui peut attendre, en ne répondant pas immédiatement à une demande, en déléguant une tâche, etc. Ces changements peuvent sembler minuscules, mais ils envoient un message différent à notre cerveau : tout ne doit pas être géré immédiatement et tout ne dépend pas de vous.

Petit à petit, ces espaces permettent aussi de retrouver une question que l’on avait parfois oubliée : “De quoi ai-je besoin aujourd’hui ?”. La réponse ne sera pas toujours spectaculaire. Parfois, vous aurez besoin de sommeil. Parfois, de calme. Parfois, de voir quelqu’un. Parfois, simplement de ne rien décider pendant quelques heures.

Réapprendre à écouter ce qui se passe en vous

Lorsque l’on a longtemps fonctionné en réaction aux événements, revenir à soi peut être déstabilisant. Vous pouvez même avoir du mal à identifier vos émotions ou vos besoins. C’est normal : si vous avez passé beaucoup de temps à privilégier l’action, vous avez peut-être moins l’habitude de vous arrêter pour observer ce qui se joue.

Dans mes accompagnements Focus Femmes, c’est souvent l’une des premières choses que nous travaillons : comprendre ses fonctionnements avant de chercher à les modifier. Les apports des neurosciences permettent notamment d’observer certaines réactions au stress, les automatismes qui se mettent en place et la manière dont notre cerveau cherche à s’adapter à une situation.

Le coaching permet ensuite de remettre du choix là où beaucoup de comportements étaient devenus automatiques. Car l’objectif n’est pas de vous dire : “Il faut apprendre à lâcher prise” ou “Il faut penser davantage à vous”, car ces phrases peuvent devenir de nouvelles injonctions. Il s’agit plutôt de comprendre pourquoi il est aujourd’hui si difficile de ralentir, de dire non, de demander de l’aide ou de vous accorder une place. Et à partir de là, de trouver des façons d’avancer qui soient réellement adaptées à vous.

Sortir du mode survie ne signifie pas changer toute votre vie

Lorsque l’on réalise que quelque chose ne nous convient plus, une autre peur peut apparaître : celle de devoir tout remettre en question. Faut-il changer de travail ? Quitter une relation ? Revoir complètement son organisation ? Modifier ses priorités ?

Pas nécessairement. Parfois, retrouver un peu d’espace suffit déjà à voir la situation autrement.

Une limite mieux posée peut changer une relation. Une responsabilité déléguée peut alléger une semaine. Un moment réellement protégé peut permettre de retrouver de l’énergie. Une conversation peut faire émerger une solution que l’on ne voyait plus. Sortir du mode survie se fait rarement en une seule décision. Il s’agit davantage d’un mouvement progressif : remettre de la conscience dans ce qui était devenu automatique, observer ce qui vous épuise, retrouver vos ressources et reprendre progressivement la possibilité de choisir.

Revenir du “je dois tenir” au “comment ai-je envie de vivre ?”

Vous avez peut-être développé une incroyable capacité à faire face et vous savez avancer malgré la fatigue, répondre présente lorsqu’on a besoin de vous et trouver des solutions lorsque les choses deviennent compliquées. Cette force mérite d’être reconnue, mais elle n’a pas besoin d’être mobilisée en permanence.

À un moment, la question n’est peut-être plus uniquement : “Comment puis-je continuer à tenir ?”. Elle peut devenir : “Comment ai-je envie de vivre maintenant ?”. C’est souvent là que commence le passage du pilote automatique vers quelque chose de plus choisi : un quotidien dans lequel vous pouvez à nouveau sentir ce qui vous fait du bien, ce qui ne vous convient plus, ce que vous souhaitez préserver et la place que vous voulez vous accorder.

Et si vous avez l’impression d’avancer depuis longtemps en mode survie, sans parvenir à identifier seule ce qui pourrait changer, le coaching de vie peut vous offrir cet espace de recul. Avec Focus Femmes, je vous accompagne pour mieux comprendre ce que vous traversez, identifier vos automatismes et vos ressources, puis retrouver progressivement un quotidien plus en accord avec vos besoins. Parce que vous avez aussi le droit de retrouver l’envie, l’élan et le plaisir d’avancer.


Qui suis-je ?

Je m’appelle Anne et je suis psychopraticienne, Maître Praticienne en Approche Neurocognitive et Comportementale. En tant que coach de vie certifiée, j’accompagne les femmes qui sont soumises aux nombreux aléas de la vie.

Avec Focus Femmes, je vous propose un accompagnement personnalisé de coaching de vie. Le but est d’ouvrir l’accès à votre indépendance dans vos choix de vie professionnelle ou personnelle. Mon objectif est de vous aider à découvrir vos forces, lever les blocages, clarifier vos envies/objectifs et projets. Puis, enfin, je vous accompagnerai dans la mise en action.