Les vacances sont souvent présentées comme la solution miracle à notre fatigue. En effet, on les attend avec impatience, car on se dit que l’on va enfin souffler, récupérer et surtout se reposer. Pourtant, chaque année, je rencontre des femmes qui me confient la même chose : « Je suis partie en vacances, mais je ne me sens pas reposée« .
Dans les faits, certaines reviennent même plus fatiguées qu’avant leur départ. Pourquoi ? Parce qu’il existe un décalage entre ce que nous imaginons des vacances et les effets qu’elles produisent réellement sur notre santé mentale.

Les vacances ne réparent pas automatiquement l’épuisement
Tout d’abord, nous avons souvent tendance à penser que quelques jours loin du travail suffisent à effacer des mois de surcharge mentale. Malheureusement, notre cerveau ne fonctionne pas ainsi. Au cours de l’année, nous sommes souvent sous pression, avec beaucoup de stress, à gérer des urgences, nos responsabilités professionnelles, la famille, les imprévus et parfois les difficultés personnelles. Notre système nerveux s’adapte donc à cet état de tension permanente.
Le problème, c’est qu’il ne suffit pas de couper le travail pendant 2 semaines pour toute cette tension s’évanouisse. Le corps peut être en vacances : à la plage, dans une maison de campagne, même hors du pays… Mais le cerveau reste en état d’alerte. C’est souvent à ce moment-là que certaines femmes réalisent à quel point elles étaient fatiguées et épuisées.
Pourquoi certaines personnes se sentent mal dès le début des vacances ?
Il existe un phénomène assez fréquent que l’on évoque rarement.
Pendant l’année, nous sommes occupées. En effet, nos journées sont remplies et s’enchaînent, avec les tâches, les responsabilités et les décisions qui en découlent. Cette activité constante agit parfois comme un écran qui nous évite de ressentir certaines émotions.
Puis arrivent les vacances, celles que l’on a tellement attendues… À ce moment-là, le rythme ralentit et le calme revient. Mais avec lui, ce que nous avions mis de côté revient aussi. Cela peut être des inquiétudes, de la tristesse enfouie, des questionnements sur notre vie professionnelle ou personnelle, des remises en question et parfois même, un sentiment de vide.
Ce n’est pas que les vacances font mal, mais elles créent enfin un espace pour entendre ce qui était caché par le rythme du quotidien.
Les femmes portent souvent leurs responsabilités en vacances
Dans l’imaginaire collectif, les vacances sont synonymes de repos. Mais dans la réalité de nombreuses femmes, elles ressemblent parfois davantage à un changement de mission, qui comprend :
- l’organisation du départ
- la préparation des valises (la sienne, celle des enfants et parfois celle du partenaire)
- la gestion des enfants
- la logistique familiale
- les courses
- les activités
- les réservations
Certes, le contexte change, mais la charge mentale reste bien présente, avec une anticipation permanente. Certaines femmes continuent même à porter la responsabilité émotionnelle de toute la famille : s’assurer que chacun passe de bonnes vacances, que tout le monde soit heureux, que rien ne manque.
À force de veiller sur les autres, elles oublient parfois de se demander ce dont elles ont besoin elles-mêmes.

Les vacances peuvent devenir une occasion de se reconnecter à soi
Pourtant, les vacances peuvent être beaucoup plus qu’une simple parenthèse. Elles peuvent devenir un moment précieux pour renouer avec soi-même. Non pas en cherchant à optimiser son temps libre ou à multiplier les activités, mais en retrouvant une forme de présence. Par exemple :
- prendre le temps d’observer
- lire ce qui nous fait plaisir
- marcher sans destination précise
- écrire quelques lignes
- écouter ce que l’on ressent et ses pensées
- etc
Ces moments simples ont souvent plus d’impact sur notre santé mentale qu’un programme chargé de visites ou d’obligations.
Et si vous arrêtiez de vouloir réussir vos vacances ?
C’est une question que je pose parfois en coaching : “Et si vous arrêtiez de vouloir faire de vos vacances un projet à réussir ?”
Nous vivons dans une société où tout semble devoir être performant : même le repos, les loisirs et les vacances ! Il faudrait revenir bronzée, détendue, ressourcée, inspirée et pleine d’énergie. Cette injonction ajoute souvent une pression supplémentaire.
Or, les vacances n’ont pas besoin d’être parfaites pour être bénéfiques. Elles peuvent être imparfaites, parfois ennuyeuses, parfois remuantes, parfois joyeuses, parfois mélancoliques. L’essentiel des vacances est peut-être ailleurs : retrouver un peu d’espace intérieur.
Vacances et santé mentale : une invitation à ralentir
Si je devais résumer ce que les vacances peuvent nous apprendre, ce serait ceci :
- Nous ne sommes pas des machines qui se rechargent en quelques jours.
- Notre santé mentale se construit tout au long de l’année.
- Les vacances ne sont pas une réparation miracle.
Elles sont une occasion de ralentir, de prendre conscience de notre état intérieur, d’écouter ce que nous ressentons vraiment. Et parfois, de réaliser qu’il est temps de prendre davantage soin de nous, non seulement pendant l’été, mais aussi le reste de l’année. Car la véritable récupération ne commence pas lorsque l’on part en vacances.
Elle commence lorsque l’on s’autorise enfin à exister autrement qu’à travers ce que l’on produit, organise ou gère pour les autres.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Anne et je suis psychopraticienne, Maître Praticienne en Approche Neurocognitive et Comportementale. En tant que coach de vie certifiée, j’accompagne les femmes qui sont soumises aux nombreux aléas de la vie.
Avec Focus Femmes, je vous propose un accompagnement personnalisé de coaching de vie. Le but est d’ouvrir l’accès à votre indépendance dans vos choix de vie professionnelle ou personnelle. Mon objectif est de vous aider à découvrir vos forces, lever les blocages, clarifier vos envies/objectifs et projets. Puis, enfin, je vous accompagnerai dans la mise en action.