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Ça y est… les vacances tant attendues sont enfin là ! Après plusieurs mois à jongler entre le travail, la vie familiale, les imprévus et les responsabilités du quotidien, elles représentent enfin la promesse de ralentir. Beaucoup de femmes se disent d’ailleurs : “Quand je serai en vacances, je pourrai enfin souffler”.

Pourtant, ce vœu de “vacances reposantes” ne se réalise pas toujours. Une fois arrivée à destination, il arrive que le mental continue à travailler et qu’on ait du mal à décrocher. Certaines pensées polluantes reviennent constamment : les dossiers en attente, les messages non lus, l’organisation familiale ou encore la rentrée qui approche déjà. Certaines consultent leurs mails “juste pour vérifier”. D’autres culpabilisent lorsqu’elles passent une heure à ne rien faire. Enfin, beaucoup réalisent qu’elles ne savent plus vraiment ce que signifie se reposer.

Si vous vous reconnaissez dans cette situation, rassurez-vous : vous n’êtes pas seule. Déconnecter ne dépend pas uniquement du lieu où vous passez vos vacances. Cette capacité s’appuie aussi sur votre rapport au temps, au contrôle, à la charge mentale et à votre manière de prendre soin de vous. Les vacances agissent alors comme un révélateur : elles mettent en lumière des habitudes qui existent déjà le reste de l’année.

Avant de poursuivre votre lecture, je vous propose de faire le test :


Pourquoi est-il parfois difficile de déconnecter en vacances ?

On imagine souvent que la déconnexion commence le premier jour des vacances. Pourtant, notre cerveau ne fonctionne pas comme un interrupteur. Après plusieurs mois passés à gérer des urgences, à anticiper les imprévus et à répondre aux sollicitations des autres, il ne peut pas ralentir instantanément.

En réalité, notre système nerveux s’habitue au rythme que nous lui imposons. Lorsqu’il fonctionne longtemps sous tension, il considère progressivement cet état d’hypervigilance comme normal. Même lorsque les obligations disparaissent temporairement, il continue donc à chercher ce qu’il doit surveiller, organiser ou anticiper.

Par ailleurs, notre environnement n’aide pas toujours à créer une véritable coupure. Le téléphone reste à portée de main. Les notifications continuent d’arriver. Les réseaux sociaux nous exposent aux actualités, aux e-mails professionnels et aux demandes de notre entourage. Nous quittons notre bureau, mais celui-ci nous accompagne parfois jusque sur la plage.

Cependant, les écrans et nos habitudes modernes n’expliquent pas tout. Derrière cette difficulté à déconnecter se cache souvent une manière de fonctionner profondément ancrée.

La charge mentale ne prend pas de vacances

Chez les femmes que j’accompagne, un même constat revient régulièrement. Même loin de chez elles, elles continuent à penser aux repas, aux enfants, aux réservations, aux bagages, aux lessives du retour ou encore aux rendez-vous de la rentrée. Elles restent celles qui organisent les vacances, anticipent les activités et veillent à ce que tout se passe bien. Cette activité mentale permanente porte un nom : la charge mentale.

Contrairement aux idées reçues, elle ne disparaît pas parce que l’on change de lieu. Elle accompagne souvent les vacances et toutes les tâches qui y sont liées. Le cerveau continue de fonctionner en arrière-plan, comme si tout reposait encore sur lui. Ainsi, il n’est pas rare de revenir de vacances avec la sensation d’avoir beaucoup fait… sans avoir véritablement récupéré.

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Pourquoi le repos peut devenir inconfortable

Une autre réalité émane de cette difficulté à déconnecter et se reposer en vacances : certaines ont du mal à ne rien faire. Les premiers jours de vacances, elles cherchent spontanément une activité, remplissent leur programme ou ressentent une forme de culpabilité lorsqu’elles s’accordent un moment de calme. Pourtant, ce phénomène est loin d’être exceptionnel.

Lorsque notre quotidien est rythmé par les responsabilités, le cerveau associe progressivement l’action à la sécurité. À l’inverse, le vide peut devenir déroutant. Ne plus avoir d’urgence à gérer laisse parfois émerger une fatigue que l’on ne voulait pas voir, des émotions mises de côté ou simplement l’impression de perdre son temps. Autrement dit, ce n’est pas le repos qui dérange, mais plutôt ce qu’il révèle.

Déconnecter, c’est aussi accepter de lâcher le contrôle

Bien souvent, derrière la difficulté à déconnecter se cache un besoin de contrôle. Nous vérifions plusieurs fois les réservations. Nous anticipons tous les scénarios possibles. Nous gardons un œil sur nos mails « au cas où ». Nous pensons que si nous relâchons notre vigilance, quelque chose risque de mal se passer. Ce fonctionnement part généralement d’une bonne intention : protéger, prévoir, éviter les problèmes.

Pourtant, il entretient progressivement l’idée que tout repose sur nous. Et cette croyance devient épuisante, car elle laisse peu de place à la confiance, aux imprévus et au véritable repos.

Les vacances révèlent souvent notre fonctionnement quotidien

C’est peut-être là le plus grand enseignement des vacances. Elles ne créent pas notre difficulté à ralentir, mais elles la rendent justement plus visible. Elles mettent en lumière notre rapport au temps, notre besoin de maîtrise, notre tendance à vouloir être utile en permanence ou encore notre difficulté à nous autoriser à ne rien produire.

En ce sens, les vacances fonctionnent comme un miroir. Elles nous montrent que notre capacité à récupérer ne dépend pas uniquement de 2 semaines de congés, mais de la manière dont nous vivons les 11 autres mois de l’année.

2 semaines ne compensent pas une année sous tension

Beaucoup de femmes attendent les vacances comme si elles pouvaient réparer plusieurs mois de fatigue. Mais, notre corps et notre cerveau ne peuvent pas récupérer aussi rapidement. Lorsque le stress devient chronique, le système nerveux reste mobilisé, même lorsque les contraintes diminuent. C’est d’ailleurs pour cette raison que certaines personnes mettent plusieurs jours avant de ressentir les effets des vacances.

La récupération ne dépend donc pas uniquement de la durée des congés. Elle dépend aussi de la capacité à ralentir progressivement tout au long de l’année. S’autoriser des pauses, poser des limites, ne pas répondre immédiatement à chaque sollicitation ou accepter que tout ne soit pas parfait sont déjà des façons d’apprendre à déconnecter.

Déconnecter ne signifie pas renoncer à ses responsabilités

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, déconnecter ne revient pas à ignorer ses obligations ni à devenir moins engagée. Il s’agit plutôt de retrouver un équilibre. C’est-à-dire, par exemple, pouvoir profiter d’un repas sans penser à la liste des courses, lire quelques pages d’un livre sans consulter son téléphone, ou encore marcher sans chercher à optimiser chaque minute.

Ces instants peuvent sembler anodins. Pourtant, ils permettent au cerveau de sortir progressivement de l’hypervigilance et de retrouver un fonctionnement plus apaisé.

Les vacances sont une invitation à revenir vers soi

Les vacances ne servent pas uniquement à découvrir de nouveaux paysages ou de nouveaux lieux. Elles offrent aussi une occasion précieuse de renouer avec son propre rythme. Si votre questionnaire vous a montré que vous aviez du mal à déconnecter, ne le vivez pas comme un échec. Considérez-le plutôt comme une invitation à prendre soin de vous autrement.

Car apprendre à déconnecter ne commence pas le premier jour des vacances. Cela commence chaque fois que vous vous autorisez à ralentir, à poser une limite, à respirer et à reconnaître que votre valeur ne dépend pas de tout ce que vous accomplissez.

Et si, cette année, le plus beau souvenir de vos vacances n’était pas la destination choisie, mais cette sensation oubliée d’avoir enfin retrouvé du temps… pour vous ?


Qui suis-je ?

Je m’appelle Anne et je suis psychopraticienne, Maître Praticienne en Approche Neurocognitive et Comportementale. En tant que coach de vie certifiée, j’accompagne les femmes qui sont soumises aux nombreux aléas de la vie.

Avec Focus Femmes, je vous propose un accompagnement personnalisé de coaching de vie. Le but est d’ouvrir l’accès à votre indépendance dans vos choix de vie professionnelle ou personnelle. Mon objectif est de vous aider à découvrir vos forces, lever les blocages, clarifier vos envies/objectifs et projets. Puis, enfin, je vous accompagnerai dans la mise en action.

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