Guerres, tensions internationales, crises politiques, injustices, catastrophes climatiques, etc. L’actualité semble parfois s’accumuler comme une vague permanentes d’informations anxiogènes. Beaucoup de femmes ressentent de l’angoisse face à cela. Mais aussi de l’anxiété, de l’inquiétude, l’envie de tout fermer et de ne plus regarder, ou encore une sensation d’impuissance. Et souvent, une autre émotion vient s’ajouter : la culpabilité.
La culpabilité de se sentir anxieuse alors que d’autres vivent des situations bien plus difficiles. La culpabilité de se protéger face à toutes ces informations négatives et anxiogènes. La culpabilité, parfois, de continuer à vivre normalement, etc. Vous vous êtes même peut-être dit “Je n’ai pas le droit de me plaindre. Ce sont eux qui souffrent, pas moi”.
Pourtant, ressentir de l’anxiété face à l’actualité n’a rien d’égoïste. Au contraire, c’est profondément humain.
Dans cet article, l’objectif n’est pas de minimiser la gravité de ce qui se passe dans le monde. Cependant, il est important de reconnaître l’effet que la consommation permanente d’actualité peut avoir sur notre santé et sur notre vie quotidienne.
Avant de continuer… Comment vous sentez-vous ? Pensez-vous souffrir d’anxiété liée à l’actualité ?

L’actualité nous touche.. et c’est humain !
Tout d’abord, nous vivons un monde et une époque où les informations négatives arrivent continuellement, à toute heure, directement dans notre poche. Guerres, crises climatiques, violences, instabilité politique… La consommation d’actualité ne s’arrête jamais vraiment. Mais notre cerveau n’est pas conçu et équipé pour recevoir en continu ces informations alarmantes.
Pendant des milliers d’années, l’être humain a évolué dans des environnements locaux. Les dangers étaient immédiats, visibles et souvent limités dans le temps. Aujourd’hui, les médias et les réseaux sociaux nous exposent à des situations négatives qui se déroulent simultanément dans plusieurs régions du monde. Quand on regarde les images d’une guerre à l’autre bout du monde, notre amygdale, ce centre d’alarme au cœur de notre cerveau, ne fait pas la différence entre un danger lointain et un danger immédiat. Elle s’emballe et met notre corps en état de stress. Notre système nerveux reçoit alors des signaux d’alerte constants, sans pouvoir agir directement.
C’est pourquoi cela peut provoquer du stress, de l’anxiété, de la fatigue mentale, mais aussi un sentiment d’impuissance et d’inquiétude pour l’avenir.
Avec le temps, cette accumulation peut fragiliser la santé mentale et parfois favoriser l’angoisse, voire la dépression chez certaines personnes.
Anxiété face à l’actualité : de quoi parle-t-on ?
Ces dernières années, les chercheurs, psychologues et psychiatres ont mis des mots sur ce que beaucoup de personnes ressentaient sans pouvoir le nommer.
L’anxiété informationnelle : elle désigne l’état de stress, d’angoisse ou d’épuisement provoqué par une exposition aux informations négatives, notamment via les réseaux sociaux et les chaînes d’information en continu.
L’éco-anxiété : elle désigne les angoisses liées aux crises environnementales et climatiques.
Ces 2 formes d’anxiété sont reconnues par les professionnels de la santé mentale. En effet, elles touchent de plus en plus de personnes en France et dans le monde.
Ressentir de la culpabilité face à l’actualité
Ce qui est particulièrement difficile avec l’anxiété liée à l’actualité, c’est la double peine. D’abord l’angoisse, puis la culpabilité d’angoisser.
Vous vous êtes peut-être déjà dit : « Je ne suis pas en danger, moi. J’ai un toit, de la nourriture, ma famille. Je n’ai pas le droit de me sentir mal. » ou encore “Je ne devrais pas me sentir mal… ce que je vis n’est rien comparé à ce que vivent ces personnes.”
Pourtant, ressentir de la peur, de l’angoisse ou de l’anxiété face à ce qui se passe dans le monde n’est pas égoïste. Ce n’est pas “voler la souffrance” de ceux qui vivent réellement ces drames. C’est de l’empathie, de la sensibilité et de la conscience face à ces drames qui bouleversent le monde.
Se sentir touchée par la souffrance des autres, même à distance, c’est une forme de solidarité humaine. Le problème n’est pas de ressentir. Le problème, c’est quand cette peur et cette angoisse vous paralysent au point de nuire à votre quotidien, votre travail, votre vie.
Les signes que l’actualité affecte votre santé mentale
Il n’est pas toujours facile de faire le lien entre ce qu’on consomme comme information et ce qu’on ressent. Voici quelques signaux :
- Vous avez du mal à vous endormir après avoir regardé les infos.
- Vous vous réveillez avec une oppression sans cause apparente.
- Vous scrollez compulsivement sur les réseaux sociaux tout en sachant que ça vous fait du mal.
- Vous ressentez de la tristesse, un sentiment d’impuissance ou une tendance à la dépression.
- Vous avez du mal à profiter des moments heureux sans culpabiliser.
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces cas, votre système nerveux vous envoie un message clair : il n’est plus en pleine forme, mais saturé.

Comment préserver sa santé mentale sans ignorer ce qu’il se passe dans le monde ?
Prendre soin de sa santé mentale face à l’actualité ne signifie pas fermer les yeux sur ce qui se passe, ni se couper du monde. Il s’agit plutôt de trouver une façon plus équilibrée de s’informer. Quelques pistes que je vous recommande :
1 – Choisissez vos horaires d’information
Évitez les infos le matin au réveil et le soir avant de dormir. Ces 2 moments sont ceux où notre cerveau est le plus vulnérable au stress.
2 – Limitez la consommation d’actualité sur les réseaux sociaux
2 ou 3 médias de confiance suffisent. Le flux continu amplifie l’anxiété sans apporter plus de compréhension ni de soutien.
3 – Pratiquez des activités qui vous ancrent dans le présent
Des pratiques comme la méditation, la respiration consciente ou certains exercices de relaxation peuvent aider à calmer l’angoisse. Cela peut-être aussi une séance de sport ou une balade dans la nature : toutes ces activités activent le système nerveux parasympathique et envoient un signal de sécurité à votre cerveau.
4 – Distinguez ce qui dépend de vous
Face à l’impuissance, agir (même à petite échelle) aide à sortir de la sidération. Donner, s’engager, parler autour de soi. Les petits gestes ont une vraie valeur psychologique.
5 – Mettez des mots sur ce que vous ressentez
En parler à quelqu’un de confiance, écrire, consulter un psychologue ou un psychiatre si le besoin s’en fait sentir. L’anxiété qu’on nomme est déjà moins lourde à porter. La prise de conscience est souvent le premier pas vers le mieux-être.
L’une des choses les plus difficiles avec l’actualité, c’est ce sentiment d’impuissance totale. Cette impuissance est réelle et il est sain de la reconnaître.
Mais elle n’est pas totale. Vous ne pouvez pas arrêter une guerre. Vous pouvez en revanche choisir comment vous traversez ce monde : avec lucidité, avec douceur envers vous-même et avec la conscience que prendre soin de votre santé mentale vous permet de rester présente, engagée, vivante.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Anne et je suis psychopraticienne, Maître Praticienne en Approche Neurocognitive et Comportementale. En tant que coach de vie certifiée, j’accompagne les femmes qui sont soumises aux nombreux aléas de la vie.
Avec Focus Femmes, je vous propose un accompagnement personnalisé de coaching de vie. Le but est d’ouvrir l’accès à votre indépendance dans vos choix de vie professionnelle ou personnelle. Mon objectif est de vous aider à découvrir vos forces, lever les blocages, clarifier vos envies/objectifs et projets. Puis, je vous accompagne dans la mise en action.


