Vous avez un projet qui vous tient à cœur, mais vous n’arrivez plus à vous y mettre. Vous repoussez une tâche depuis plusieurs jours. Vous aviez repris une activité avec joie… avant de l’abandonner quelques semaines plus tard. Notre motivation n’est pas linéaire et il arrive parfois qu’elle soit peu présente et qu’on ait du mal à la retrouver.
Puis viennent parfois les reproches : Je manque de volonté. Je procrastine encore. Je devrais réussir à me bouger. Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ?
Pourtant, le manque de motivation n’est pas toujours une question de volonté. Derrière cette difficulté à passer à l’action, peuvent se cacher de nombreux facteurs : de la fatigue, une charge mentale trop importante, un objectif qui vous paraît inaccessible ou qui ne vous correspond plus, la peur d’échouer, le perfectionnisme ou encore une perte de sens.
Avant de chercher à savoir comment retrouver votre motivation, il faut d’abord comprendre ce qui vous empêche d’avancer.

La motivation n’est pas un bouton sur lequel appuyer
Nous parlons souvent de la motivation comme si elle était un état que nous devrions réussir à maintenir en permanence. Certaines personnes seraient « motivées », d’autres ne le seraient pas. En réalité, la motivation ne se contrôle pas. Celle-ci varie dans le temps et dépend de notre état physique et mental, de notre environnement, de la tâche à accomplir, de nos émotions ou encore du sens que nous donnons à ce que nous faisons.
Par exemple, nous pouvons être très motivées pour organiser ce voyage qui nous fait rêver et incapable de gérer cette tâche professionnelle qui mettrait 5 minutes à se régler. Ce n’est donc pas forcément « votre motivation » en général qui pose problème.
Il faut aussi distinguer 3 choses que nous avons tendance à confondre : l’envie, la motivation et le passage à l’action.
Vous pouvez avoir très envie de reprendre une activité sportive sans parvenir à vous y remettre. Savoir qu’un changement professionnel vous ferait du bien tout en repoussant votre première candidature. Ou encore être convaincue qu’un projet compte pour vous et pourtant ne pas réussir à avancer dessus. Avoir envie de quelque chose ne signifie donc pas automatiquement être capable de se mettre en mouvement. Et c’est précisément dans cet espace entre « je veux » et « je fais » que se cachent souvent les véritables freins.
Pourquoi avez-vous perdu votre motivation ?
Il n’existe pas une seule explication au manque de motivation. En effet, plusieurs mécanismes qui peuvent se cacher derrière la perte de votre élan.
Vous êtes peut-être simplement fatiguée
Il arrive que nous demandions à notre motivation de compenser ce que notre énergie n’arrive plus à fournir. Par exemple, vous avez l’envie de faire du sport, de voir des amis ou d’avancer sur un projet personnel, mais vous manquez de ressources disponibles : l’idée d’y penser vous fatigue déjà. Il est donc important de distinguer 2 situations différentes : “Je n’ai pas envie de le faire” et “J’aimerais le faire, mais je n’ai plus l’énergie nécessaire aujourd’hui”.
Des semaines chargées, un sommeil insuffisant, une accumulation de responsabilités ou une surcharge mentale peuvent réduire considérablement les ressources que vous avez encore à disposition. Avant de vous demander “Comment être plus motivée ?”, demandez-vous aussi : “Est-ce que j’ai encore suffisamment d’énergie disponible pour tout ce que j’exige de moi ?”. Parfois, la première étape pour retrouver son élan est simplement d’alléger sa routine.
Et si votre fatigue est inhabituelle, importante ou persiste dans le temps, n’hésitez pas à en parler avec un professionnel de santé.
Votre objectif vous paraît trop grand
Sur le papier, une tâche peut sembler simple. Mais lorsqu’on y pense, notre cerveau voit la multitude de tâches et d’actions qui en découlent. Par exemple, prenons cet objectif : vous devez refaire votre CV. Votre cerveau voit peut-être déjà tout ce qui va avec : mettre à jour son profil LinkedIn, envoyer des candidatures, checker les offres du moment, préparer des lettres de motivation, etc. Une seule tâche devient soudain un projet immense.
C’est le même mécanisme, lorsque vous vous dites “Il faut que je me remette au sport”, “Je dois ranger toute la maison”, “Je veux lancer mon activité”, “Il faudrait que je prenne davantage soin de moi”. Votre objectif est tellement large qu’il devient difficile de savoir par où commencer. Et lorsque la première étape est floue, nous avons tendance à repousser.
C’est pourquoi votre objectif doit être un premier pas, suffisamment petit et concret pour que votre cerveau accepte de démarrer. Par exemple, “refaire mon CV” peut devenir “modifier une certaine section du CV”, “reprendre le sport” peut devenir “prévoir une marche de 15 minutes dans la journée”, etc.
Le perfectionnisme vous empêche de commencer
Vouloir bien faire est une qualité, jusqu’au moment où cette exigence devient tellement importante qu’elle vous empêche d’avancer. Vous connaissez peut-être ce mécanisme : vous avez une idée, vous imaginez immédiatement la manière idéale de la réaliser, puis vous commencez à voir tout ce qu’il faudrait faire pour que le résultat soit réellement à la hauteur. Et finalement… vous reportez, puis culpabilisez.
Le perfectionnisme peut apparaître dans de nombreuses situations :
→ Vous repoussez un mail parce que vous cherchez la formulation parfaite.
→ Vous ne reprenez pas le sport parce qu’une courte séance vous semble “inutile”.
→ Vous abandonnez une nouvelle habitude après quelques jours parce que vous n’avez pas réussi à la suivre exactement comme prévu.
→ Vous attendez que toutes les conditions soient réunies avant de démarrer un projet.
Dans ces moments-là, essayer de remplacer “bien faire” par “faire suffisamment pour avancer” peut déjà changer beaucoup de choses.
Votre motivation repose peut-être sur des “il faut”
“Il faut que je fasse du sport”, “Il faut que je m’organise mieux”, “Il faut que je sois plus productive”, “Il faut que je sorte plus”, etc. Nous sommes entourées de messages sur ce que nous devrions faire pour être plus efficaces, plus heureuses, plus épanouies ou mieux organisées : par notre entourage, les réseaux sociaux, les injonctions de la société, la comparaison, etc. À force, il devient parfois difficile de distinguer ce dont nous avons réellement envie de ce que nous pensons devoir vouloir.
Prenons un exemple. Vous vous dites : “Je dois être plus productive”. Mais lorsque vous creusez un peu, votre véritable besoin est peut-être de terminer vos journées moins épuisée. Dans ce cas, chercher à faire davantage risque précisément de vous éloigner de votre besoin. Alors, lorsque votre motivation disparaît, posez-vous cette question : est-ce que cet objectif est toujours important pour moi aujourd’hui ?
Vous avez peut-être perdu le sens
Au départ, vous saviez exactement pourquoi vous vous lanciez, puis le quotidien a repris le dessus. Vous ne voyez désormais plus que la tâche à accomplir : aller courir, terminer cette formation, avancer sur ce projet, etc. Lorsque le sens disparaît, l’effort devient beaucoup plus visible. Revenir à votre intention de départ peut alors vous aider à comprendre ce que vous cherchez réellement.
Vous ne courez peut-être pas simplement “parce qu’il faut faire du sport”, mais parce que vous aimez vous sentir plus énergique après une séance ou parce que ce vous vous videz la tête. Vous ne suivez peut-être pas cette formation uniquement pour obtenir un certificat, mais parce que vous souhaitez faire évoluer votre vie professionnelle. La motivation devient souvent plus fragile lorsque nous perdons le lien entre l’action que nous réalisons aujourd’hui et ce qu’elle représente réellement pour nous.
La peur peut se cacher derrière la procrastination
Lorsque nous procrastinons, notre premier réflexe est souvent de penser que nous manquons de motivation. Pourtant, reporter une action peut parfois nous permettre d’éviter temporairement quelque chose de plus inconfortable : la peur de l’échec, du jugement, de ne pas être à la hauteur, de prendre une mauvaise décision ou de sortir de ce que nous connaissons.
Parfois, la procrastination protège momentanément d’une émotion que nous n’avons pas envie de rencontrer.
Vous attendez d’être motivée pour commencer
Nous imaginons souvent la motivation de cette façon : Motivation → Action → Résultat
Nous attendons donc d’avoir envie avant de commencer. Pourtant, le mouvement peut aussi fonctionner dans l’autre sens : Petite action → Sentiment d’avancer → Motivation
→ Vous n’avez aucune envie d’aller marcher = vous décidez simplement de sortir dix minutes.
→ Vous repoussez un projet depuis plusieurs jours = vous ouvrez le document et vous travaillez dessus cinq minutes.
→ Vous ne vous sentez pas prête à tout ranger = vous commencez par un seul tiroir.
Le plus difficile était parfois simplement de franchir le premier seuil. Vous n’avez donc pas toujours besoin d’attendre que la motivation revienne pour agir. Parfois, c’est justement le premier pas qui permet à l’envie de revenir.
Qu’est-ce qui freine votre élan aujourd’hui ?
Vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces situations, mais vous avez encore du mal à identifier ce qui vous concerne le plus ? Je vous propose de prendre quelques minutes pour faire le point 👇
Comment retrouver progressivement sa motivation ?
Maintenant que vous avez peut-être une meilleure idée de ce qui freine votre élan, la question peut changer. Au lieu de chercher : “Comment devenir plus motivée ?”, essayez : “De quoi ai-je besoin pour recommencer à avancer ?”.
Revenez à ce qui compte réellement pour vous
Lorsque votre motivation diminue, revenez à ce qui compte réellement, en vous demandant :
- Pourquoi cet objectif est-il important ?
- Qu’espérez-vous réellement obtenir ?
- Est-ce toujours ce que vous souhaitez aujourd’hui ?
Vous pensiez devoir changer de travail. En réalité, ce dont vous avez surtout besoin est peut-être de retrouver du sens, davantage d’autonomie ou un meilleur équilibre. Vous pensiez devoir vous remettre au sport. Votre besoin est peut-être simplement de bouger davantage et de retrouver un moment à vous.
Lorsque vous identifiez le besoin derrière l’objectif, vous ouvrez souvent davantage de possibilités. Un objectif n’est pas motivant simplement parce qu’il semble raisonnable ou utile. Il doit aussi avoir suffisamment de sens pour vous.
Choisissez une priorité, pas dix
La motivation est dispersée lorsqu’on veut faire trop de choses à la fois : reprendre le sport, vous organiser autrement, changer d’emploi, voir davantage vos proches, lire plus, prendre du temps pour vous… Toutes ces envies peuvent être légitimes, mais elles n’ont pas besoin d’être faites en même temps. Demandez-vous : “Où ai-je envie de placer mon énergie maintenant ?” Choisir une priorité n’implique pas de renoncer au reste, mais c’est accepter que tout n’a pas besoin d’avancer au même rythme.
Réduisez le premier pas
Lorsque vous manquez de motivation, votre première étape doit être simple, par exemple :
→ Vous voulez changer de travail ? Ouvrez votre CV.
→ Vous voulez reprendre le sport ? Sortez marcher quinze minutes.
→ Vous souhaitez suivre une formation ? Ouvrez le premier module.
→ Vous voulez reprendre contact avec quelqu’un ? Écrivez simplement les premières lignes du message.
→ Vous aurez toujours la possibilité d’aller plus loin.
Mais tant que vous restez face à l’intégralité du projet, votre cerveau peut continuer à le percevoir comme un effort important. Commencer petit permet de transformer “il faudrait que je fasse” en “j’ai commencé”.
N’attendez pas les conditions parfaites
Nous attendons parfois longtemps que toutes les conditions soient enfin réunies : quand la semaine sera moins chargée, ce week-end, après les vacances… Mais le bon moment n’arrive jamais ! Il y aura toujours un mail, une contrainte, un rendez-vous, une semaine plus chargée ou un imprévu. L’objectif n’est donc pas de trouver le moment idéal, mais une manière d’avancer compatible avec votre vie réelle. Une demi-heure disponible aujourd’hui vaut parfois davantage que les trois heures parfaites que vous espérez trouver la semaine prochaine.
Observez ce qui se passe lorsque vous procrastinez
La prochaine fois que vous repoussez une tâche importante, évitez de vous arrêter à : “je manque encore de motivation”, mais essayez d’aller plus loin en identifiant la partie de la tâche qui vous bloque, ce que vous ressentez face à cette tâche, etc. Identifier le véritable frein permet de travailler sur le bon problème, plutôt que de lutter uniquement contre la procrastination.
Acceptez une motivation imparfaite
Nous imaginons parfois que retrouver sa motivation signifie se réveiller un matin pleine d’énergie, avec une envie irrésistible de passer à l’action. Mais en vérité, ça ne se passe pas vraiment comme cela. On peut avancer tout en ayant des doutes, sans être particulièrement enthousiaste, en faisant un petit pas un jour et aucun le lendemain, etc. Vous n’avez pas besoin de vous sentir extrêmement motivée pour avancer. Vous avez parfois simplement besoin d’être suffisamment disponible pour faire un pas.
Quand le coaching peut-il vous aider à retrouver votre élan ?
Il arrive que nous sachions qu’une situation doit changer sans réussir à comprendre ce qui nous empêche d’avancer. C’est précisément dans ces moments que le coaching de vie peut offrir un espace pour prendre du recul. Mon rôle n’est pas de vous motiver à votre place ou de vous dire ce que vous devez faire.
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Je vous accompagne pour comprendre ce qui se joue, identifier vos fonctionnements, clarifier vos besoins et faire émerger vos propres ressources. Grâce au coaching et aux apports des neurosciences, nous pouvons notamment travailler sur les mécanismes liés au stress, aux peurs, aux automatismes ou aux émotions qui viennent parfois compliquer le passage à l’action. Puis, progressivement, il s’agit de transformer ces prises de conscience en actions concrètes et adaptées à votre situation.
L’objectif n’est pas d’ajouter une nouvelle injonction à votre quotidien. Il est de vous permettre de retrouver de la clarté, de faire des choix qui vous correspondent davantage et de redevenir actrice de votre vie.
Et si nous faisions le point ensemble ?
Qui suis-je ?
Je m’appelle Anne et je suis psychopraticienne, Maître Praticienne en Approche Neurocognitive et Comportementale. En tant que coach de vie certifiée, j’accompagne les femmes qui sont soumises aux nombreux aléas de la vie.
Avec Focus Femmes, je vous propose un accompagnement personnalisé de coaching de vie. Le but est d’ouvrir l’accès à votre indépendance dans vos choix de vie professionnelle ou personnelle. Mon objectif est de vous aider à découvrir vos forces, lever les blocages, clarifier vos envies/objectifs et projets. Puis, enfin, je vous accompagnerai dans la mise en action.


