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Prendre la parole en réunion, arriver seule à une soirée, déjeuner avec des personnes que l’on connaît peu ou simplement téléphoner pour prendre un rendez-vous… Pour certaines personnes, ces situations sont légèrement inconfortables. Pour d’autres, elles peuvent provoquer une véritable appréhension, parfois plusieurs heures ou plusieurs jours à l’avance.

On met alors facilement cela sur le compte de la timidité : “Je suis réservée”, “Je n’aime pas attirer l’attention”, “J’ai toujours été comme ça”. Pourtant, lorsque la peur du regard des autres commence à influencer vos choix, vos relations ou votre manière de vous comporter, il peut s’agir de quelque chose de plus profond.

L’anxiété sociale ne signifie pas simplement que vous n’aimez pas parler en public ou que vous préférez les petits groupes. Elle correspond à une peur importante d’être jugée, observée, rejetée ou de donner une mauvaise image de soi. Et lorsqu’elle prend trop de place, elle peut progressivement vous empêcher d’agir comme vous le souhaiteriez.

femme anxiété sociale stress

Anxiété sociale ou timidité : comment faire la différence ?

La timidité est fréquente. Vous pouvez avoir besoin de temps avant de vous sentir à l’aise avec de nouvelles personnes, préférer écouter plutôt que prendre la parole ou ne pas apprécier particulièrement les grandes soirées. Cela ne vous empêche pas nécessairement de faire ce qui est important pour vous.

Avec l’anxiété sociale, la peur devient davantage présente. Par exemple, vous pouvez éviter une invitation parce que vous ne connaissez personne, rester silencieuse pendant une réunion alors que vous avez quelque chose à apporter ou répéter mentalement ce que vous allez dire avant une conversation toute simple. Et souvent, l’inquiétude commence avant même la situation, en imaginant ce qui pourrait mal se passer : Et si je n’avais rien à dire ? Et si je rougissais ? Et si l’on trouvait mon intervention ridicule ?

Pendant l’échange, vous vous observez beaucoup. Vous analysez votre voix, vos gestes, les réactions de votre interlocuteur. Puis, une fois la situation terminée, vous pouvez encore la repasser dans votre tête : J’aurais dû répondre autrement. Pourquoi ai-je dit ça ? Elle a dû me trouver bizarre. Autrement dit, la situation sociale ne dure parfois que quelques minutes, mais l’anxiété qui l’entoure peut vous accompagner bien plus longtemps.

Pourquoi le regard des autres peut-il prendre autant de place ?

Lorsque nous craignons d’être jugées, notre attention se focalise naturellement sur les signes qui pourraient confirmer cette peur. Par exemple, un silence qui devient gênant, un visage neutre qui semble désapprobateur, une petite hésitation qui prend soudain des proportions énormes. Pourtant, nous ne savons pas réellement ce que l’autre pense. Nous remplissons parfois les blancs avec nos propres inquiétudes.

Et plus vous essayez de contrôler l’image que vous renvoyez, plus l’interaction peut devenir fatigante. Au lieu d’être simplement présente dans la conversation, une partie de vous vérifie constamment que vous êtes en train de “bien faire”. Ce phénomène peut devenir particulièrement pesant dans la vie professionnelle. Vous pouvez maîtriser votre sujet, avoir de bonnes idées et pourtant ne pas oser les exprimer. Vous attendez d’être absolument certaine, de trouver la formulation parfaite ou qu’une autre personne prenne la parole avant vous.

Peu à peu, la question ne concerne plus seulement votre aisance sociale. Elle touche aussi à la place que vous vous autorisez à prendre.

L’évitement soulage… mais seulement à court terme

Face à une situation qui vous inquiète, l’éviter apporte souvent un soulagement immédiat :

  • Vous annulez une soirée et vous vous sentez mieux.
  • Vous ne prenez pas la parole pendant la réunion et le moment passe.
  • Vous demandez à quelqu’un d’appeler à votre place et la tension diminue.

Votre cerveau apprend alors quelque chose : “En évitant, je me sens mieux.”

Le problème, c’est qu’à long terme, ce fonctionnement peut renforcer la peur. Vous ne découvrez jamais ce qui se serait réellement passé si vous aviez essayé. Peut-être auriez-vous été un peu stressée, mais votre intervention aurait été très bien reçue. Peut-être auriez-vous rougi sans que personne n’y accorde la moindre importance. Peut-être cette conversation aurait-elle été beaucoup plus simple que ce que vous aviez imaginé.

C’est pourquoi sortir de l’anxiété sociale ne consiste pas nécessairement à attendre de ne plus avoir peur. Il s’agit plutôt d’apprendre progressivement que l’on peut traverser certaines situations même lorsqu’un peu d’inconfort est présent.

Comment commencer à prendre davantage votre place ?

Il n’est pas très utile de vous répéter “Je ne dois pas avoir peur du regard des autres”. Si cette injonction suffisait, le problème serait probablement déjà réglé. En revanche, vous pouvez commencer par identifier précisément ce que vous redoutez :

  • Avez-vous peur de ne pas savoir quoi dire ?
  • De faire une erreur ?
  • D’être perçue comme incompétente ?
  • De ne pas être appréciée ?
  • Ou que l’on remarque simplement votre malaise ?

Mettre des mots sur cette peur permet déjà de sortir d’une impression vague selon laquelle « les relations sociales » seraient globalement difficiles.

Ensuite, plutôt que de vous confronter immédiatement à la situation qui vous angoisse le plus, avancez progressivement : step by step. Si prendre la parole devant vingt personnes vous semble impossible aujourd’hui, commencez peut-être par donner votre avis devant deux collègues, puis posez une question en réunion. Chaque expérience vous permet de construire un nouveau repère.

L’objectif n’est pas de réussir à ne rien ressentir. Vous pouvez avoir le cœur qui accélère, hésiter ou rougir et malgré tout réussir à faire ce que vous vouliez faire. Et c’est justement là que quelque chose commence à changer.

Faut-il avoir confiance en soi avant d’oser ?

Nous attendons souvent que la confiance arrive avant de passer à l’action.

  • Quand j’aurai davantage confiance en moi, je parlerai en réunion.
  • Quand je serai plus à l’aise, j’irai seule à cet événement.
  • Quand je me sentirai légitime, je proposerai cette idée.

Mais la confiance peut aussi se construire dans l’autre sens. Vous faites quelque chose malgré votre appréhension et vous constatez que vous êtes capable de traverser la situation. Puis vous recommencez. Petit à petit, vous accumulez des expériences qui viennent nuancer l’idée selon laquelle vous n’êtes “pas capable” ou “pas faite pour ça”. La confiance n’est donc pas toujours ce qui précède l’action…, mais elle peut aussi en être la conséquence.

Vous ne pourrez jamais totalement contrôler ce que les autres pensent

C’est sans doute l’une des choses les plus difficiles à accepter lorsque l’on est très sensible au regard des autres. Vous pouvez choisir vos mots, préparer votre intervention, être attentive et respectueuse. En revanche, vous ne pourrez jamais maîtriser complètement la façon dont une autre personne vous perçoit.

Quelqu’un pourra vous trouver trop discrète quand une autre personne appréciera justement votre calme. Vous pourrez hésiter pendant une présentation tout en restant parfaitement compétente. Vous pourrez vivre un silence dans une conversation sans que cela signifie qu’elle est ratée.

Une part de liberté revient donc lorsque l’on cesse progressivement de chercher à contrôler l’image que l’on renvoie. Vous n’avez pas besoin d’être parfaitement à l’aise, intéressante ou convaincante pour avoir votre place.

Quelle place pour le coaching ?

Si la peur du jugement vous amène surtout à vous effacer, à manquer de confiance ou à ne pas oser prendre votre place dans certaines situations, le coaching peut vous aider à mieux comprendre vos fonctionnements et à expérimenter de nouvelles façons d’agir.

Dans mes accompagnements Focus Femmes, nous pouvons notamment travailler sur l’affirmation de soi, la confiance, la prise de parole, les limites ou encore certaines pensées qui vous conduisent à vous sous-estimer. Mon objectif n’est pas de vous transformer en personne extravertie. Vous pouvez être réservée et prendre votre place. Vous pouvez préférer les petits groupes et vous affirmer. Vous pouvez ressentir du trac tout en disant ce que vous pensez.

En revanche, lorsque l’anxiété sociale provoque une souffrance importante, vous conduit à éviter de nombreuses situations ou perturbe durablement votre vie personnelle ou professionnelle, il est important de vous tourner vers un médecin ou un professionnel de santé mentale. Le coaching ne remplace pas la prise en charge d’un trouble anxieux.

Prendre votre place sans devenir quelqu’un d’autre

Peut-être avez-vous longtemps pensé que vous étiez simplement “trop timide”. Pourtant, derrière certains silences ou certains évitements, il peut y avoir une peur beaucoup plus précise : celle d’être jugée, rejetée ou de ne pas être à la hauteur. Comprendre cette peur permet déjà de regarder votre comportement autrement.

L’objectif n’est pas de devenir celle qui parle le plus fort, qui adore rencontrer des inconnus ou qui n’éprouve jamais de stress. Il est de retrouver suffisamment de liberté pour que la peur du regard des autres ne décide pas systématiquement à votre place.

Alors, la prochaine fois qu’une situation vous intimide, vous pouvez peut-être vous poser une question très simple : “Qu’est-ce que je ferais aujourd’hui si j’avais un peu moins peur d’être jugée ?”. La réponse peut être modeste : lever la main, envoyer un message, aller à cette rencontre, exprimer un désaccord. Mais parfois, reprendre sa place commence exactement comme cela : par un petit pas que l’on s’autorise enfin à faire.


Qui suis-je ?

Je m’appelle Anne et je suis psychopraticienne, Maître Praticienne en Approche Neurocognitive et Comportementale. En tant que coach de vie certifiée, j’accompagne les femmes qui sont soumises aux nombreux aléas de la vie.

Avec Focus Femmes, je vous propose un accompagnement personnalisé de coaching de vie. Le but est d’ouvrir l’accès à votre indépendance dans vos choix de vie professionnelle ou personnelle. Mon objectif est de vous aider à découvrir vos forces, lever les blocages, clarifier vos envies/objectifs et projets. Puis, enfin, je vous accompagnerai dans la mise en action.