L’été arrive souvent avec une promesse : celle de ralentir enfin. On se dit que l’on va lever le pied, prendre du temps pour soi, lire, se reposer, profiter de ses proches.
Pourtant, beaucoup de femmes me confient une réalité bien différente. Elles partent en vacances, mais continuent à penser au travail. Elles s’accordent du temps libre, mais leur esprit reste occupé. Elles sont physiquement présentes, mais mentalement ailleurs.
Et si le véritable défi n’était pas de partir en vacances, mais d’apprendre à déconnecter ?

Pourquoi est-il si difficile de déconnecter ?
Tout d’abord, “déconnecter” ne consiste pas seulement à éteindre son ordinateur ou à activer un message d’absence. En effet, pour beaucoup de femmes, le problème est plus profond. Car, pendant des mois, parfois des années, elles ont pris l’habitude d’être en vigilance permanente : anticiper, organiser, résoudre, rassurer, gérer. Petit à petit, cet état est devenu la norme. Le cerveau s’est habitué à fonctionner sous tension.
Alors, quand les vacances arrivent, le corps ralentit mais l’esprit continue de courir. Vous êtes peut-être allongée sur une serviette, tout en pensant à la rentrée, aux mails en attente ou à la liste des choses à faire au retour. Cette difficulté à déconnecter n’est pas un manque de volonté. C’est souvent le signe d’un système nerveux qui a oublié comment revenir au calme.
L’erreur que beaucoup de femmes font pendant l’été
Nous imaginons souvent que pour récupérer, il faut remplir nos journées de choses agréables : des voyages, des activités, des sorties, des visites ou encore des moments en famille. Pourtant, un agenda de vacances peut parfois ressembler à un agenda de travail. Différent dans son contenu, mais tout aussi chargé.
Or, la récupération mentale ne naît pas de l’accumulation d’activités. Elle naît de ces moments où l’on n’est pas en train de produire, d’organiser ou d’anticiper.
Déconnecter, c’est accepter de ralentir
C’est souvent là que les choses deviennent inconfortables. Lorsque nous ralentissons vraiment, nous nous retrouvons face à nous-mêmes. C’est-à-dire sans les urgences, les notifications et le rythme habituel.
Certaines personnes découvrent alors une fatigue qu’elles n’avaient pas vue. D’autres réalisent qu’elles sont plus anxieuses qu’elles ne le pensaient. D’autres encore prennent conscience d’un besoin de changement dans leur vie professionnelle ou personnelle. C’est souvent le signe que le ralentissement produit enfin ses effets.

5 pistes pour vraiment déconnecter pendant l’été
1 – Accepter de ne pas être disponible en permanence
Nous vivons dans une culture de l’immédiateté. En effet, répondre vite est devenu la norme. Pourtant, pendant quelques jours ou quelques semaines, il est possible de reprendre la main sur son temps.
Tous les messages ne nécessitent pas une réponse immédiate et toutes les sollicitations ne sont pas urgentes.
2 – Réduire les stimuli inutiles
Notre attention est devenue une ressource précieuse. Entre les réseaux sociaux, les actualités, les notifications et les messages, notre cerveau est constamment sollicité. Déconnecter pendant l’été implique parfois de faire moins : moins d’écrans, moins de bruit, moins de sollicitations… pour retrouver davantage de présence.
3 – Laisser une place à l’ennui
L’ennui a mauvaise réputation. Pourtant, il joue un rôle essentiel. C’est souvent lorsque nous cessons d’être occupées que de nouvelles idées émergent, que notre créativité réapparaît et que notre esprit commence enfin à récupérer.
Laisser une heure vide dans une journée peut parfois être plus bénéfique qu’une activité supplémentaire.
4 – Se reconnecter à votre corps
Lorsque nous sommes stressées, nous vivons souvent dans notre tête. C’est pourquoi, les vacances peuvent devenir une occasion de revenir au corps. Par exemple, en marchant, en nageant, en jardinant, en observant un paysage, en écoutant les sons autour de soi, etc. Ces expériences simples permettent au système nerveux de retrouver progressivement un sentiment de sécurité.
5 – Se demander ce qui nous fait réellement du bien
Nous savons souvent ce qui est attendu de nous. Mais savons-nous encore ce qui nous nourrit réellement ? Certaines personnes se ressourcent dans le mouvement, d’autres dans le calme. Certaines ont besoin de solitude, d’autres de moments de partage.
L’été peut être une invitation à écouter davantage ses propres besoins plutôt que les attentes extérieures.
Déconnecter, ce n’est pas disparaître
J’entends parfois des femmes me dire : « Je n’arrive pas à couper complètement”. Mais c’est normal.
Déconnecter ne signifie pas devenir une autre personne pendant trois semaines. Il ne s’agit pas d’effacer toutes ses préoccupations, mais plutôt de retrouver un peu de distance. De ne plus être en réaction permanente, mais de reprendre contact avec ce qui compte vraiment.
Cet été, offrez-vous autre chose que du repos
Le repos est précieux. Mais il existe quelque chose d’encore plus précieux : l’espace intérieur. Cet espace où l’on peut enfin entendre ce que l’on ressent, ce que l’on souhaite, ce dont on a besoin.
Déconnecter pendant l’été n’est pas un objectif de performance supplémentaire. C’est une invitation à ralentir suffisamment pour se retrouver. Et parfois, quelques moments de présence sincère à soi-même valent bien plus que les vacances parfaites que l’on avait imaginées.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Anne et je suis psychopraticienne, Maître Praticienne en Approche Neurocognitive et Comportementale. En tant que coach de vie certifiée, j’accompagne les femmes qui sont soumises aux nombreux aléas de la vie.
Avec Focus Femmes, je vous propose un accompagnement personnalisé de coaching de vie. Le but est d’ouvrir l’accès à votre indépendance dans vos choix de vie professionnelle ou personnelle. Mon objectif est de vous aider à découvrir vos forces, lever les blocages, clarifier vos envies/objectifs et projets. Puis, enfin, je vous accompagnerai dans la mise en action.


