Vous avez envie d’avancer sur un projet important, mais vous trouvez toujours une bonne raison de repousser. Vous souhaitez changer une situation qui ne vous convient plus, pourtant vous revenez régulièrement aux mêmes habitudes. Ou peut-être avez-vous déjà laissé passer une opportunité en vous disant que vous n’étiez “pas prête”, “pas assez compétente” ou que ce n’était finalement “pas pour vous”. Dans ces situations, on parle parfois d’autosabotage.
Le terme peut sembler un peu dur, comme si nous décidions consciemment de nous mettre des bâtons dans les roues. Pourtant, l’autosabotage est souvent beaucoup plus subtil. Derrière la procrastination, le perfectionnisme ou le doute peuvent se cacher une peur de l’échec, du jugement ou simplement de ce qui pourrait changer si nous osions vraiment avancer. Alors, comment savoir si certains de ces mécanismes sont présents chez vous ?

Qu’est-ce que l’autosabotage ?
L’autosabotage désigne des pensées, des habitudes ou des comportements qui viennent freiner, parfois sans que nous nous en rendions compte, la réalisation de ce que nous souhaitons. Vous voulez quelque chose… mais une partie de vous semble agir dans le sens opposé. Cela peut être repousser une démarche importante, attendre d’être parfaitement prête avant de commencer, minimiser systématiquement vos réussites ou abandonner dès que vous ne faites pas les choses aussi bien que prévu.
L’enjeu n’est pas de vous juger pour ces comportements, mais au contraire, il est intéressant de comprendre ce qu’ils cherchent peut-être à vous éviter ou à vous protéger. Et si vous commenciez par observer où vous en êtes aujourd’hui ?
Faites le test : avez-vous tendance à vous autosaboter ?
Peut-être vous reconnaissez-vous déjà dans certaines situations. Pour aller un peu plus loin, je vous propose de répondre à 8 questions autour du perfectionnisme, de la procrastination, de la confiance en soi et de votre façon de réagir face au changement. Quelques minutes suffisent pour obtenir un premier éclairage sur les mécanismes qui peuvent actuellement freiner votre élan.
À quoi ressemble l’autosabotage au quotidien ?
Il n’existe pas une seule manière de s’autosaboter. En effet, certains comportements sont particulièrement faciles à repérer, tandis que d’autres ressemblent à de simples habitudes.
Vous attendez le “bon moment”
Premièrement, vous vous dites que vous commencerez lorsque vous aurez davantage de temps, lorsque votre semaine sera plus calme ou lorsque vous vous sentirez vraiment prête. Bien sûr, il existe des moments plus favorables que d’autres. Cependant, lorsque les conditions idéales deviennent indispensables pour agir, l’attente peut durer longtemps.
Le perfectionnisme se glisse souvent ici. Vous ne voulez pas seulement avancer : vous souhaitez avancer de la bonne manière, avec les bonnes conditions et en étant certaine du résultat. Finalement, vous préférez parfois ne pas commencer plutôt que risquer de faire quelque chose imparfaitement.
Vous procrastinez surtout sur ce qui compte
Nous associons souvent la procrastination à un manque d’organisation. Pourtant, il est intéressant d’observer quelles tâches vous repoussez. S’agit-il justement de celles qui vous exposent davantage ? Envoyer une candidature, demander une augmentation, prendre la parole, lancer un projet personnel, fixer une limite dans une relation ?
Parfois, repousser nous évite temporairement une émotion inconfortable : la peur de ne pas être à la hauteur, d’être jugée ou de découvrir que le résultat n’est pas celui que nous espérions. Dans ce cas, la procrastination devient moins un problème de gestion du temps qu’une façon de ne pas rencontrer immédiatement cette peur.
Vous minimisez ce que vous réussissez
C’est le cas lorsque vous obtenez une promotion, mais que vous pensez que vous avez simplement eu de la chance. Quelqu’un vous félicite pour votre travail et vous répondez aussitôt : “Ce n’était pas grand-chose”. À force de minimiser vos réussites, vous pouvez entretenir une image de vous qui ne correspond plus vraiment à ce que vous accomplissez.
Cela peut ensuite influencer les choix que vous vous autorisez à faire : pourquoi candidater à cette opportunité si vous êtes convaincue de ne pas avoir le niveau ?
Pourquoi nous autosabotons-nous ?
Il est tentant de chercher une seule cause, mais l’autosabotage peut provenir de différentes peurs ou croyances :
La peur de l’échec est probablement la plus évidente.
= Si je ne me lance pas vraiment, je ne risque pas d’échouer. Si je prépare mon projet au dernier moment, je pourrai attribuer un mauvais résultat au manque de temps plutôt qu’à mes capacités.
Mais la réussite elle-même peut parfois être inquiétante, par exemple :
- Un nouveau poste peut impliquer davantage de responsabilités.
- Une relation différente peut vous obliger à poser de nouvelles limites.
- Un projet qui fonctionne peut modifier votre quotidien.
- Etc
Le changement, même positif, crée de l’incertitude.
Par ailleurs, certaines croyances peuvent agir en arrière-plan : “Je ne suis pas assez compétente”, “Je dois tout maîtriser avant de me lancer”, “Je ne mérite pas vraiment cette place”. À force d’être répétées, elles finissent par influencer nos comportements sans que nous les interrogions réellement. C’est pourquoi, en coaching, je trouve souvent plus utile de demander “Qu’est-ce qui vous freine ?” plutôt que simplement “Pourquoi ne passez-vous pas à l’action ?”

Comment arrêter de s’autosaboter ?
La première étape consiste souvent à repérer le mécanisme plutôt qu’à essayer de le supprimer immédiatement. Lorsque vous vous entendez penser “Ce n’est pas encore le bon moment”, demandez-vous si vous avez réellement besoin d’attendre ou si cette attente vous protège d’un inconfort. De la même manière, lorsque vous repoussez une tâche importante, essayez d’identifier ce que vous redoutez dans cette action.
Ensuite, réduisez l’enjeu du premier pas. Vous n’avez pas besoin de réussir toute la démarche aujourd’hui. Envoyer un premier mail, ouvrir un document ou demander un renseignement peut suffire à remettre du mouvement.
Enfin, acceptez qu’avancer implique une part d’incertitude. Vous ne pourrez pas savoir avant de commencer si tout fonctionnera. Et vous n’avez pas besoin d’être totalement confiante pour agir. La confiance se construit aussi après avoir fait quelque chose que l’on pensait difficile.
Et si votre autosabotage essayait surtout de vous protéger ?
C’est peut-être l’idée que j’aimerais surtout que vous gardiez après cette lecture. Nos mécanismes d’autosabotage n’apparaissent pas nécessairement pour nous empêcher de réussir, mais ils cherchent parfois à nous éviter une peur, une déception ou une situation inconnue. Le problème commence lorsqu’ils continuent à décider à notre place, alors que nous souhaitons aujourd’hui avancer autrement.
Avec Focus Femmes, le coaching peut justement permettre de mettre en lumière ces automatismes, de comprendre ce qui les déclenche et d’identifier les ressources dont vous disposez pour agir différemment. Il ne s’agit pas de vous forcer à devenir plus audacieuse du jour au lendemain, mais plutôt de vous demander, la prochaine fois que vous vous sentez bloquée : “Est-ce que je suis en train de faire un choix… ou est-ce que ma peur choisit pour moi ?”
Qui suis-je ?
Je m’appelle Anne et je suis psychopraticienne, Maître Praticienne en Approche Neurocognitive et Comportementale. En tant que coach de vie certifiée, j’accompagne les femmes qui sont soumises aux nombreux aléas de la vie.
Avec Focus Femmes, je vous propose un accompagnement personnalisé de coaching de vie. Le but est d’ouvrir l’accès à votre indépendance dans vos choix de vie professionnelle ou personnelle. Mon objectif est de vous aider à découvrir vos forces, lever les blocages, clarifier vos envies/objectifs et projets. Puis, enfin, je vous accompagnerai dans la mise en action.


