Le perfectionnisme peut se trouver dans ces situations… Vous relisez un mail plusieurs fois avant de l’envoyer. Vous repoussez un projet parce que vous ne vous sentez pas encore suffisamment prête. Vous avez du mal à savourer une réussite parce que vous voyez immédiatement ce qui aurait pu être mieux. Et lorsque quelque chose ne se passe pas comme prévu, vous avez tendance à vous en vouloir longtemps.
Le perfectionnisme peut parfois passer pour une qualité. Après tout, vouloir bien faire, être consciencieuse ou avoir des exigences élevées peut nous aider à progresser. Mais il y a une différence entre chercher à faire de son mieux… et avoir constamment le sentiment que ce n’est jamais assez bien. Lorsque la peur de l’erreur, du jugement ou de la déception commence à prendre trop de place, le perfectionnisme peut devenir épuisant. Il peut même finir par produire exactement l’inverse de ce que vous recherchez : procrastination, perte de confiance, difficulté à décider ou sentiment permanent de ne jamais en faire assez.
Alors, où vous situez-vous ?
Perfectionnisme : de quoi parle-t-on réellement ?
Être perfectionniste ne signifie pas simplement aimer le travail bien fait. Le perfectionnisme apparaît plutôt lorsque vous vous imposez des standards très élevés et que votre regard sur vous-même dépend beaucoup de votre capacité à les atteindre. Vous pouvez alors avoir tendance à voir davantage la petite erreur que tout ce qui a fonctionné. Une présentation réussie ? Vous repensez à la phrase sur laquelle vous avez hésité. Un compliment ? Vous trouvez rapidement une raison de le relativiser.
Et surtout, la barre bouge constamment. Dès qu’un objectif est atteint, un nouveau apparaît. Vous avez donc rarement l’impression d’être réellement arrivée quelque part. Cela peut concerner le travail, bien sûr, mais aussi votre vie personnelle : être une “bonne” mère, une partenaire suffisamment présente, une amie disponible, garder une maison organisée, prendre soin de vous, faire du sport… À force, même les choses censées vous faire du bien peuvent devenir de nouvelles exigences.
Faites le test : êtes-vous perfectionniste ?
Avant d’aller plus loin, je vous propose de faire un petit point sur votre fonctionnement.
Ce test ne cherche pas à vous mettre dans une case. Il vous permet simplement d’observer la place que prend le perfectionnisme dans votre quotidien et les situations dans lesquelles il peut commencer à vous freiner.
Quand le perfectionnisme commence-t-il à vous freiner ?
Le perfectionnisme devient problématique lorsqu’il vous empêche davantage d’agir qu’il ne vous aide à avancer.
Vous procrastinez parce que vous voulez trop bien faire
Cela peut sembler paradoxal, mais perfectionnisme et procrastination vont souvent très bien ensemble. En effet, plus l’enjeu est important, plus vous souhaitez bien faire. Et plus vous souhaitez bien faire, plus commencer devient intimidant. Vous attendez d’avoir suffisamment de temps, toutes les informations, la bonne idée ou l’énergie nécessaire pour produire quelque chose dont vous serez vraiment satisfaite. En résultat, vous repoussez et à l’approche de l’échéance, la pression augmente encore.
Dans ces moments-là, demandez-vous : est-ce que je cherche à bien faire… ou est-ce que j’essaie surtout d’éviter de faire imparfaitement ?
Vous voyez toujours ce qui manque
Vous pouvez accomplir beaucoup de choses dans une journée et terminer malgré tout avec l’impression de ne pas en avoir fait assez. Pourquoi ? Parce que votre attention se porte naturellement sur ce qui reste. Par exemple, la tâche non terminée, le message auquel vous n’avez pas répondu, l’objectif pas encore atteint, etc.
Petit à petit, vous perdez de vue tout ce que vous avez effectivement fait. Le perfectionnisme ne vous empêche donc pas seulement de profiter de vos réussites. Il peut aussi entretenir cette impression très fatigante de courir après une ligne d’arrivée qui se déplace sans cesse.
Vous confondez parfois erreur et échec personnel
Une erreur signifie simplement que quelque chose n’a pas fonctionné comme prévu. Pourtant, lorsque nous sommes très perfectionnistes, elle peut rapidement devenir : “Je ne suis pas assez compétente”, “J’aurais dû savoir”, “Comment ai-je pu faire ça ?”. Autrement dit, nous ne jugeons plus seulement le résultat, mais nous-mêmes.
Or, faire une erreur ne dit pas tout de votre valeur, ni même de votre compétence. Elle dit simplement qu’à cet instant, dans ce contexte précis, quelque chose aurait pu être fait autrement.

Comment sortir progressivement du perfectionnisme ?
Sortir du perfectionnisme ne signifie pas de passer du jour au lendemain de “tout doit être parfait” à “peu importe”. Vous pouvez rester exigeante, consciencieuse et impliquée tout en vous accordant davantage de marge.
1 – Remplacez “parfait” par “suffisamment bien”
Avant de commencer une tâche, définissez ce qui sera suffisant :
- À quoi ressemble un résultat satisfaisant ?
- Qu’est-ce qui est réellement nécessaire ?
- Et à partir de quand les améliorations que vous apportez ne changent-elles presque plus le résultat ?
Cette réflexion est particulièrement utile si vous passez beaucoup de temps à ajuster des détails que personne d’autre ne remarquera probablement. Le “suffisamment bien” n’est pas du laisser-aller. C’est savoir où votre énergie mérite vraiment d’être investie.
2 – Regardez aussi ce qui a fonctionné
Après une journée, une présentation ou un projet, votre cerveau repère peut-être immédiatement les points à améliorer. Essayez d’ajouter volontairement une autre question : “Qu’est-ce que j’ai bien fait ?”
Pas pour vous féliciter artificiellement, plutôt pour simplement obtenir une vision plus juste de la réalité. Il peut y avoir une amélioration à apporter et quelque chose dont vous êtes satisfaite. Les deux peuvent coexister.
3 – Autorisez-vous à apprendre en faisant
Le perfectionnisme nous pousse parfois à vouloir être prête avant de commencer, mais beaucoup de choses ne s’apprennent qu’en les faisant. Vous pouvez préparer votre première prise de parole pendant des heures. À un moment, il faudra malgré tout parler. Vous pouvez réfléchir longtemps à un projet. À un moment, il faudra tester.
Accepter cela signifie aussi accepter une dose d’incertitude. Vous n’avez pas besoin d’être parfaitement prête pour faire un premier pas.
Le perfectionnisme cache parfois autre chose
Derrière une exigence très élevée, il peut y avoir différentes peurs :
- la peur d’être jugée
- la peur de décevoir
- la peur de ne pas être légitime
- le besoin de garder le contrôle
- le besoin de prouver que l’on est capable
C’est pourquoi je trouve souvent plus intéressant de ne pas demander uniquement : “Comment puis-je être moins perfectionniste ?”, mais plutôt : “Qu’est-ce que je crains qu’il se passe si je fais simplement de mon mieux… sans que ce soit parfait ?”
Et si vous vous accordiez la même souplesse qu’aux autres ?
Nous sommes parfois capables d’être extrêmement compréhensives avec les autres. Une amie fait une erreur ? Vous trouvez cela humain. Une collègue traverse une semaine compliquée ? Vous comprenez qu’elle ne puisse pas tout faire parfaitement.
Mais lorsque cela nous concerne, le discours change :
- J’aurais dû mieux faire.
- Je n’ai aucune excuse.
- Ce n’est pas assez.
Alors, la prochaine fois que votre perfectionnisme prend le dessus, essayez simplement de vous demander : “Est-ce que je parlerais de cette manière à quelqu’un que j’apprécie ?”. Si la réponse est non, peut-être pouvez-vous commencer par ajuster légèrement le ton que vous employez avec vous-même.
Dans mes accompagnements Focus Femmes, le travail autour du perfectionnisme consiste justement à comprendre ce qui alimente cette exigence, à distinguer ce qui vous aide réellement à progresser de ce qui vous épuise et à retrouver peu à peu davantage de souplesse.
L’objectif n’est pas de moins bien faire. C’est de pouvoir continuer à avancer sans avoir besoin d’être parfaite pour vous sentir suffisamment bien.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Anne et je suis psychopraticienne, Maître Praticienne en Approche Neurocognitive et Comportementale. En tant que coach de vie certifiée, j’accompagne les femmes qui sont soumises aux nombreux aléas de la vie.
Avec Focus Femmes, je vous propose un accompagnement personnalisé de coaching de vie. Le but est d’ouvrir l’accès à votre indépendance dans vos choix de vie professionnelle ou personnelle. Mon objectif est de vous aider à découvrir vos forces, lever les blocages, clarifier vos envies/objectifs et projets. Puis, enfin, je vous accompagnerai dans la mise en action.


